Sommaire

V)L'art

les Raid viking

Les source de la Mythologie Nordique

I) Des sources inestimables

Les connaissances actuelles sur la religion polythéiste des peuples scandinaves (souvent désignés sous le nom de « Vikings ») proviennent essentiellement de textes rédigés à partir de traditions orales très anciennes. En effet, ces peuples connues pour leurs expéditions en Angleterre, en France et en Germanie, ont laissé peu d’écrits directs. Les sources dont nous disposons sont donc tardives, mais elles constituent la matière fondamental pour comprendre leur mythologie. Les quatre sources majeures connu aujourd'hui sont :

• L’Edda poétique : il s’agit d’un ensemble de poèmes mythologiques et héroïques transmis oralement pendant plusieurs siècles avant d’être mis par écrit au XIIIᵉ siècle.

• L’Edda en prose, rédigée par Snorri Sturluson vers 1220. Ce texte a pour objectif d’expliquer la mythologie nordique et les règles de la poésie skaldique. Snorri, vivant dans une Islande déjà christianisée, certaines descriptions ont put être influencées par une vision chrétienne du monde, notamment l’idée d’un renouveau après le Ragnarök.

• La Völsunga saga : une saga héroïque qui raconte la vie du héros Sigurd (appelé Siegfried dans la tradition germanique), célèbre pour avoir tué le dragon Fáfnir. Elle mêle éléments mythologiques et récits épiques.

• La Chanson des Nibelungen : un poème épique germanique qui reprend certains éléments de la Völsunga saga, mais en les adaptant à la culture germanique. Les noms des dieux et des héros y sont germanisés (Odin devient Wotan, Sigurd devient Siegfried, etc.).

II) Les Eddas

Les Eddas constituent les sources mythologiques les plus importantes pour l’étude de la religion nordique ancienne. Leur origine exacte reste incertaine, mais plusieurs hypothèses existent concernant l’étymologie du mot Edda :

• il pourrait dériver d’Oddi, le nom du lieu où Snorri Sturluson passa sa jeunesse

• il pourrait venir du verbe latin ēdo, signifiant « composer » ou « rédiger »

• il pourrait aussi renvoyer à un personnage nommé Edda, mentionné dans certains récits, et dont le nom signifie « aïeule ».



Le texte central de l’Edda en prose est la Gylfaginning (« la mystification de Gylfi »). Il met en scène un roi légendaire de Suède, Gylfi, qui interroge trois êtres divins assis sur des trônes. À travers ce dialogue, sont exposés les grands thèmes de la mythologie nordique : la création du monde, la nature des dieux, et le Ragnarök.
Quelques thèmes majeurs abordés dans les Eddas:

• La cosmogonie nordique : selon ces récits, l’univers naît d’un acte violent. Les trois frères Odin, Vili et Vé tuent le géant primordial Ymir. À partir de son corps, ils façonnent le monde : ses os deviennent les montagnes, son sang les mers, son crâne la voûte céleste, et son cerveau les nuages. Cette création par démembrement n’est pas sans rappeller d’autres mythes indo‑européens.

• Le Ragnarök : littéralement « le destin des puissances ». Il s’agit de la destruction finale du monde, suivie d’une renaissance. Cette idée d’un cycle destruction‑renouveau présente des parallèles avec l’Apocalypse chrétienne, ce qui peut s’expliquer par la christianisation progressive de l’Islande au moment de la mise par écrit.

• Les récits héroïques et divins : les Eddas contiennent de nombreux épisodes célèbres, comme le combat entre Thor et le serpent Jörmungandr, ou les aventures d’Odin, Loki et Freyja. Certains passages se concentrent sur les dieux eux‑mêmes, d’autres sur leurs exploits ou leurs interactions avec les humains.

carte de la scandinavie

III) Snorri Sturluson et Sӕmundr Fróði : les passeurs de mémoire nordique

Snorri Sturluson (1179‑1241) est l’une des figures intellectuelles majeures de l’Islande médiévale. Historien, poète et homme politique, il a joué un rôle essentiel dans la préservation de la mythologie nordique. Son nom, d’origine vieil‑islandaise, signifie littéralement « fils de Sturla ». Snorri est l’auteur de l’Edda en prose, rédigée vers 1220, un ouvrage destiné à expliquer la poésie skaldique et à transmettre les récits mythologiques à une époque où l’Islande était déjà christianisée. Ainsi, Snorri transmet une mythologie ancienne, mais filtrée par le contexte culturel de son époque.
Sæmundr Sigfússon, surnommé Fróði (« le Savant »), est quant à lui associé à la compilation de l’Edda poétique, même si son rôle exact reste débattu. Le recueil a été mis par écrit vers 1270, mais rassemble des poèmes bien plus anciens, transmis oralement pendant des siècles. L’importance de Sæmundr tient au fait qu’il a contribué à préserver ces traditions avant qu’elles ne disparaissent sous l’influence du christianisme.
Les deux Eddas sont rédigées en vieux norrois, la langue des peuples scandinaves médiévaux. Cette langue appartient à la famille des langues germaniques, tout comme le vieil anglais ou le vieux haut-allemand, ce qui explique certaines ressemblances entre les mythes nordiques et germaniques.

IV) L’expansion nordique : des rivages scandinaves aux confins du monde connu

L’expansion des peuples scandinaves — souvent appelée « expansion viking » — s’étend principalement du VIIIᵉ au XIᵉ siècle. Le foyer d’origine de ces populations se situe dans le sud de la Norvège, le sud de la Suède et le Danemark. À partir de ces régions, les Scandinaves entreprennent une série de migrations, de colonisations et d’expéditions commerciales ou militaires. Ils conquirent aussi une grande partie de la Germanie.

Les routes occidentales
Les Scandinaves se dirigent d’abord vers l’Atlantique Nord.

• Ils colonisent l’Islande à partir de 870. L’île est occupée surtout sur ses côtes, car l’intérieur, constitué de volcans et de glaciers, est difficilement exploitable.
• Depuis l’Islande, ils atteignent le Groenland vers 985, où ils fondent plusieurs colonies.
• Certains groupes poursuivent leur route jusqu’aux Amériques, atteignant les côtes du Labrador et de Terre‑Neuve autour de l’an 1000. Le site de L’Anse aux Meadows témoigne de cette présence.

Les routes britanniques
Dès la fin du VIIIᵉ siècle, les Scandinaves mènent des expéditions en Angleterre, où ils s’installent progressivement. Ils contrôlent notamment une vaste région appelée le Danelaw, où s’établissent des communautés agricoles et marchandes.

Les routes continentales
Les Vikings se rendent également en Francie (l’actuelle France), où certains groupes s’installent durablement. En 911, le chef viking Rollon reçoit la Normandie en échange de sa conversion et de sa fidélité au roi de Francie occidentale. Ils pénètrent aussi profondément en Germanie, où ils commercent et parfois pillent, selon les contextes.

Les routes orientales
Les Scandinaves orientaux, appelés Varègues, empruntent les grands fleuves russes pour atteindre la mer Noire et la mer Caspienne. Ils établissent des routes commerciales majeures reliant la Baltique à Byzance et à Bagdad. Cette dimension marchande est essentielle : contrairement à l’image populaire centrée sur les raids, les Vikings sont aussi d’importants acteurs du commerce eurasiatique. Cette progression rappelle d’autres expansions maritimes, comme celle des Polynésiens dans le Pacifique, mais les Vikings se distinguent par leur combinaison de commerce, de colonisation et de raids.

carte des expention viking

V) L’art moderne et l’art antique

De l’art moderne à l’art des Vikings, nous avons aujourd’hui pleins d’œvres qui racontent les explois des héros et des dieux. De l’époque viking, on a retrouvé surtout des pierres runiques, c’est à dire de grandes pierres où l’on voit des symboles comme la croix de Thor, des runes religieuses ou de simples noms, mais l’on a retrouvé aussi des armes avec inscrit le nom des combattants.
Voici une liste non exhaustive d'euvre classée par nom, date et lieux.

Les oeuvre et objet archéologique datant des peuple Nordique.

• pierre runique de Kaarsta, Norvège, musée de Bergen
• pierre runique de Snoldelev, Danemark, Copenhague
• pierre runique de Rœk, Suède
• pierre runique de Lund, Suède
• pierre runique de Hœls-ingland, Suède
• grande fibule de Nordendorf
• pierre funéraire de Tjangvide, île Gotland
• Sigurd et Fafnir, roche, Uppland, Suède
• pierre de Hanning, Danemark
• urne funéraire, Broholm (croix gammée)
• urne funéraire de Hammars, île Gotland
• croix de Gosforth, Angleterre
• pierre ornée de dessins, île Gotland, Suède
• barque funéraire d’Osberg, Norvège
• bractéacte d’or trouvée en Scani, Suède

oeuvre moderne

• Yggdrasil, 1880, Berlin
• Ymeir allaité par la vache Audhumla, vers 1777
• Les nornes, 1906
• Odin suspendu à l’arbre-monde Yggdrasil, 1919, Berlin
• Freya et le collier des Brísingar, 1890
• Les enfants de Loki : Hel, Fenrir, Jörmungand et leur mère, Angrboda, 1905
• Thor part à l’aventure avec Asaloke, Roskac et Tialfe, 1870
• Walkyrie, 1889, Berlin
• Thor luttant contre le serpent de Midgard, 1790, Londres
• Thor, Hymir et le serpent de Midgard, vers 1905-1915
• Siegfried se repose près de la source pendant une partie de chasse, peu avant d’être tué, sans date, Allemangne
• Siegfried brandissant son épée, tue le dragon Fáfnir, sans date
• Siegfried et Brunehilde, 1909
• La Valkyrie et le héros mourant, sans date, Stockholm
• Balder, 1844, Stockholm
• Skadi choisissant son mari, 1870
• Chaque flèche passa au-dessus de sa tête, 1902
• Loki guide Hödr l’aveugle, XIXe siècle
• Loki et Sigyn, 1863, Stockholm
• Le voyage de Thor au pays des géants, sans date, musée national de Copenhague
• Le banquet des dieux chez Aegir, sans date, musée national de Copenhague